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" Parler vrai n'est pas suffisant, encore faut-il avoir quelque chose à dire". Michel Rocard

"Il n'y a de société vivante que celle qui est animée par l'inégalité et l'injustice." Paul Claudel


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"L'essentiel n'est pas de parler haut mais de parler juste". Lionel Jospin


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"La jeunesse n'aime pas les vaincus." Simone de Beauvoir

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"Aimer, c'est préférer un autre à soi-même." Paul Léautaud


"La démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres." Michel Audiard

"Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir." Jean Jaurès.


"Je croyais que la route passait par l'homme, et que de là devait déboucher le destin." Neftalí Ricardo Reyes, dit Pablo Neruda.

"De la femme vient la lumière." Louis Aragon .

"Émanciper la femme, c'est excellent; mais il faudrait avant tout lui enseigner l'usage de la liberté." Emile Zola.

"Trop souvent, l'histoire des faiblesses des femmes est aussi l'histoire des lâchetés des hommes." Victor Hugo.

"Dans toutes les larmes s'attarde un espoir." Simone de Beauvoir

"Les mots, c'est évident, sont la plus puissante drogue utilisée par l'humanité." Rudyard Kipling.

"Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence." Léon Blum.







 

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Jeudi 8 mars 2007

Ciné Débat au Cinéville de Lorient le 8 mars

-Sisters in Law-

Mon intervention :

Bonsoir à toutes et tous et Merci d'avoir répondu présents pour l'action de Ni Putes Ni Soumises en cette journée internationale des droits des femmes.

Je tiens à excuser Fadéla Amara, la présidente du mouvement national retenue sur d'autres fronts en cejour si symbolique pour celles dont les droits fondamentaux sont bafoués. Je pense particulièrement à Ingrid Bétoncourt en Colombie et à celles qui comme elle ne connaissent aucune forme de liberté; aux femmes du Darfour qui luttent contre la famineet les guerres civiles, aux femmes d'Afghanistan.

Je tiens à remercier pour leur implication et leur soutien les bénévoles de l'association.

SANS EUX RIEN N'AURAIT ETE ET NE SERAIT POSSIBLE ! Nous avons franchi des montagnes ensemble et j'espère que c'est toujours plus nombreux que nous assumerons nos missions et mèneront les combats. Car chaque bataille militante peut faire progresser l'égalité réelle des droits entre les hommes et femmes.

Merci chaleureusement à Mme Bossard et son équipe du Cinéville et à la mairie de Lorient qui ont bien voulu croire en notre projet et nous donner les moyens de le concrétiser.

D'ailleurs comme le soutien de la mairiene s'arrête pas à l'action, nous assurerons à compter du 14 mars, 2 permanences par semaine les mercredis et lundis de 14h à 17h à la cité Allende.

Je voudrais avec une certaie émotion, dire MERCI aux 343 salopes et la génération qu'elles incarnent, pour avoir la porte du féminisme en force. Il est nécessaire de ne pas nous reposer sur ces acquis et continuer  à défendre nos droits fondamentaux comme l'IVG remis en question.

Merci tout naturellement aux 343 mamans des cités issues des quartiers populaires qui sont venus hier à la maison de la Mixité répondre et soutenir à l'appel du mouvement national. Durant la crise des banlieux, elles sont descendues des immeubles et avec les assos' elles ont souvent été les garantes du peu de cohésion sociale qui reste dans les quartiers depuis la suppression de la police de proximité, la réduction des services publics et des financements contrat ville...

Suite au travail de terrain mené par les comités, nous soumettons aux candidats et aux acteurs politiques locaux 4 propositions pour leur garantir des outils d'émancipation.

  1. Fin des conventions bilatérales qui préservent les lois d'origine et qui les exposent à la loygamie, au mariage forcé ou à la répudiation.
  2. Répondre rapidement au manque crucial de paces en crèche et halte garderie et surtout donner les moyens aux femmes sans emploi d'y accéder afin qu'elles puissent s'insérer socialement puis professionnellement.
  3. Mieux les accompagner et les soutenir dans les fonctions parentales notamment celles en situation de monoparentalité qui travaillent en horaires atypiques. L'accueil périscolaire et l'aide aux devoirs ler sont indispensables.
  4. Améliorer leur mobilité.

J'en reviens au sujet de la soirée et du film. Avant que nous échangions et partagions vos témoignages , je vais vous exposer notre vision du féminisme internationnal que nous revendiquons avec Taslima Nasreen, Nawal Saadaoui, Virginia Vargas. Ce féminisme internationnal pour l'émancipation de toutes les femmes du monde s'appuie sur 3 pilliers fondamentaux :

  1. La démocratie
  2. La laïcité
  3. L'éducation

Combattre et Dénoncer haut et fort qu'aujourd'hui des femmes ne peuvent pas s'exprimer, voter ou donner leur avis à leur mari. La démocratie doit être partagée par toutes et tous et à tous les niveaux de la société : politiques, intitutions, entreprise et bien entendu la famille, qui est la plus petite démocratie du monde.

L'Europe et les Nations Unies travaillent en ce sens mais sans grand impact. Face à certains régimes totalitaires, il ne faut pas que leurs dirigeants aient peur de la liberté. Améliorer la représentation des femmes devient urgente ! On peut se satisfaire de l'élection en 2006 de plusieurs femmes y compris dans des cultures où les femmes n'ont pas encore les mêmes droits que les hommes, comme au Chili, au Libéria, au Bangladesh, en Corée du Sud ou en Jamaïque.

Deuxièment, notre modèle républicain et laïc fait des envieuses et est souvent cité en exemple au niveau international car fce à la montée des communautarismes et de certains fondamentalismes réligieux, le cadre laïc permet à chacun de s'émanciper des schémas archaïques. Ni Putes Ni Soumises réaffirment que la problème ne vient pas des religions mais bien des dérives et des interpretation des ces dernières.

Enfin, nous l'avons vu dans le film, que l'accès à l'éducation est primordial pour faire avancer la condition des femmes. En effet si les deux héroïnes n'avaient pas pu étudier le droit, elles n'auraient pas pu faire appliqueur la loi et la faire évoluer et le devenir des ces femmes et fillettes aurait été bien différent. Il faut aider par des politiques de codéveloppement les femmes à mener leur projets. Je pense aux expériences de micro crédits au Bangladesh.

Autre action forte de NPNS, l'aide à la scolarisation des jeunes filles, issues de milieux ruraux au Maroc par l'aide au financement d'internat. En effet, pur la majere partie des filles elles sont inscrites mais n'y vont que périodiquement car elle seraient plus utile aux champs ou au foyer !

Pour finir, nous dénonçons les réseaux mafieux de marchandisation du corps des femmes et de prostitution.

Parce qu'être progressiste et universaliste, c'est qu'on soit un homme ou une femme, être féministe !

Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : Si Féminisme rimait avec Universalisme...
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Jeudi 8 mars 2007
Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : Au gré du vent
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Samedi 3 mars 2007
 

Si les gouvernements français et allemand ne s'étaient pas chamaillés pour des postes au détriment de l'intérêt d'une entreprise jusqu'ici brillante, l'avionneur n'en serait pas là.

Par Michel ROCARD

QUOTIDIEN : vendredi 2 mars 2007

Michel Rocard, député européen socialiste, ancien Premier ministre.

Source : www.liberation.fr



Et si l'affaire Airbus était d'abord une affaire morale ? Regardons ce qui s'est passé du point de vue de ce que le grand public en a su. Sur un marché énormément porteur, une entreprise franco-allemande au départ, plus largement européenne aujourd'hui, sans être pour autant communautaire, développe en trente ans un savoir-faire de premier ordre mondial. Elle crée une gamme d'avions moyens ou gros porteurs, pour le long et moyen courrier, très apparentés entre eux, et dont la qualité la place à égalité de compétition avec Boeing, jusque-là monopoliste mondial écrasant.

L'entreprise s'appelle Airbus. Elle est filiale d'un consortium international nommé EADS.

Son dernier produit, l'A380, est un coup d'audace technologique inouïe. Le plus gros porteur jamais construit, deux ponts, cinq à six cents passagers, attire immédiatement les grandes compagnies de transport aérien. Un gros succès se prépare.

Puis on apprend que, faute d'un commandement commun englobant une usine allemande et une usine française du groupe, le câblage électrique des fuselages de cet avion a été préparé des deux côtés avec des codes informatiques non compatibles. Pour mettre au point les prototypes et pour les futurs avions de série, il faut faire le câblage à la main, comme il y a vingt ou trente ans. Cela prend évidemment infiniment plus de temps.

Le résultat est terrifiant : de l'ordre de deux ans de retard. Ce qui étale d'autant les rentrées d'argent dans la trésorerie et s'aggrave de considérables indemnités de retard pour les compagnies clientes. Un désastre financier.

Et ce sont, comme à peu près toujours, les salariés qui vont casquer. 10 000 emplois de moins sont prévus pour les quelques années qui viennent.

La crise est telle qu'il faut changer la direction. Les partants s'en vont avec de considérables paquets d'indemnités. On apprend même que certains, sachant tout cela avant tout le monde, ont très profitablement vendu leurs actions ou leurs stock-options.

Le nouveau patron, Louis Gallois, est mon ami. Il n'a jamais quitté le service public et jamais gagné, comme certains de ses congénères, 350 à 400 fois le salaire moyen des gens qu'il commandait. On ne l'a jamais vu puiser dans la caisse à dizaine de millions d'euros pour augmenter sa fortune comme n'importe quel Messier ou Zacharias. C'est un honnête homme. Je ne suis malheureusement pas sûr qu'il ait le choix. Il est là pour sauver les meubles, il faut qu'il le fasse et il saura le faire. L'entreprise reste techniquement un joyau.

C'est des responsabilités que je veux parler ici. Elles sont principalement d'ordre éthique.

Ethique de l'action publique, d'abord. Voilà deux gouvernements, l'allemand et le français, qui ont en commun de croire au transport aérien, de croire au capitalisme et de croire à l'Europe, du moins ils le disent. Comment est-il concevable que, pensant en termes de privatisation et sachant très bien que la réussite d'une entreprise dépend d'abord de la qualité et de l'unité de son commandement, ils mettent leurs convictions sous embargo et se chamaillent pour la répartition des postes de deuxième ordre dans la maison au point de créer dans Airbus un système de préséances nationales non compatibles avec l'unité de commandement nécessaire tout le long de la chaîne hiérarchique et pas non plus avec le principe du choix du meilleur pour toute responsabilité opérationnelle ?

A ce niveau, je ne peux pas croire qu'ils ne comprenaient pas la gravité de ce qu'ils faisaient ; mieux vaut affaiblir l'entreprise que d'ouvrir la porte à une dérive dans l'équilibre entre les deux nations dominantes. N'avez-vous pas compris, mesdames, messieurs nos gouvernants, que l'opinion de nos deux pays est bien plus européenne que vous. Nous, citoyens d'Europe, avons compris et admis que les succès d'Airbus flattent notre prestige d'Européens. Nous avons accepté, à travers la création de l'Europe comme celle d'Airbus, qu'il y ait au-dessus de nos fiertés nationales une fierté européenne, surtout dans une compétition largement mondiale. En l'affaiblissant au nom d'intérêts nationaux qui ont été déclarés secondaires par rapport à l'intérêt européen qui a présidé à votre élection comme à la mise en place d'Airbus, vous avez commis une très grosse faute. Elle n'est pas d'abord technique. Vous avez violé une espérance commune. Et cela est de l'ordre de l'éthique. Cette faute vous fait responsables de la suite et de l'issue, notamment devant le personnel concerné.

Et puis il y a une responsabilité gestionnaire. On peut comprendre que la faute n'ait pas été intentionnelle. Mais on ne peut en aucun cas admettre que les gestionnaires sous l'autorité de qui s'est produit ce désastre s'en aillent en fin de mandat, contents et grassement indemnisés comme si rien ne s'était passé.

Dans sa forme actuelle, le capitalisme ne fonctionne qu'à condition d'aggraver constamment sa pression sur les salariés pour préserver l'attractivité auprès des investisseurs. Au demeurant, depuis l'annonce des 10 000 suppressions d'emplois, l'action EADS a augmenté de 2 %.

Il est temps que nos responsables économiques et politiques comprennent que l'opinion, c'est-à-dire nos électeurs, n'admet tout simplement plus ces moeurs scandaleuses.

Ségolène Royal a raison de demander un moratoire pour que tout cela soit réexaminé. Mais même un moratoire, s'il est possible, aura un coût. Les Etats l'assumeront, du fait de leurs responsabilités. Mais il serait moral qu'ils se retournent, pour en récupérer une partie, contre les gestionnaires fautifs qui jusqu'ici ne sont en rien associés au prix de leur responsabilité.

Si l'on s'imagine que la libre entreprise pourra continuer de fonctionner dans nos démocraties développées en permettant aux riches de s'enrichir toujours plus sans jamais qu'ils payent le prix de leurs erreurs ou des dysfonctionnements de leur système, et en faisant toujours supporter le prix des ratés de leur gestion aux seuls salariés, on se prépare des lendemains politiques et électoraux redoutables.

Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : babord
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Mercredi 14 février 2007

Lundi dernier s'est ouvert le procès des armateurs du navire Erika, de Total l'affréteur, et des secours afin d'établir la part de responsabilités de chacun dans cette catastrophe écologique. Elle constitue la plus grave marée noire de l'histoire des côtes bretonnes. Le 12 décembre 1999, l'ERIKA, navire maltais transportant 30 000 tonnes de fioul lourd "n°2", pris dans une tempête se brise en deux et coule au large du Finistère.

L'occasion pour moi de me souvenir de ces moments de vacances scolaires à nettoyer et ramasser, sous équipée avec toutes les bonnes volontés, les traces de fioul sur les plages. Bilan 150 000 oiseaux morts, 70% de nos cotes souillées, deux saisons touristiques gachées et la liste est longue. Toute l'économie de la région Bretagne a portée les stigmates de ce traumatisme pour nous qui sommes attachés au développement durable et à notre environnement.

15 personnes morales et physiques devront répondre durant les 6 prochains mois aux accusations et surtout aux demandes d'indemnisations des parties civiles : collectivités, professionnels de la mer, du tourisme, pêcheurs et conchiliculteurs...Plus d'un milliard d'€ est parti en fumée ! Il ne faudra pas oublier les nombreux bénévoles, comme moi, exposés à la dangerosité du fioul n°2. Après ce scandale juridique où tout le monde se renvoie la balle espérons que le principe pollueur-payeur fera jurisprudence  !

Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : Marée noire
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Lundi 12 février 2007

Hier au Portugal se tenait un référendum on ne peut plus important pour nos collègues et camarades féministes de ce pays. Les électeurs devaient se prononcer sur la dépénalisation nécessaire et juste de l'avortement. Le Portugal est un des derniers pays de l'Europe à ne pas l'autoriser du fait d'une forte tradition catholique (90% de la population se dit catholique) mais également d'un certain machisme de la société.

Avec une majorité légèrement inférieur à 60%, les portugais, sous l'impulsion du gouvernement socialiste dirigé par Juan Socrates, adoptent enfin la dépénalisation de l'avortement. La loi portugaise prévoyait auparavant, des peines pouvant aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement pour les femmes ayant recours à l'IVG illégal, sauf si elles étaient victimes de viol, d'inceste ou qu'elles étaient elles mêmes en danger !

Je regrette en revanche le faible taux de participation  : 40-50% mais on peut émettre une supposition à celà...Et si ce n'était que les femmes qui se seraient senties concernées ?!!!

Une belle victoire tout de même pour les féministes universalistes que nous sommes !

J'espère que l'Irlande, la Pologne puis Malte suivront cette voie afin que toutes les femmes européennes conquièrent ce droit !

 

 

 

 

Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : Si Féminisme rimait avec Universalisme...
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Mercredi 7 février 2007
Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : Si Féminisme rimait avec Universalisme...
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Mardi 6 février 2007

Dans la continuité de son engagement européen dans ce livre qu'il avait publié avant le référendum sur le TCE, DSK s'inquiète à juste titre de l'avenir de l'Europe cette semaine dans Le Monde. La suit ci dessous.

Il faut prendre la mesure de l'événement, considérable. Le 26 janvier, pour la première fois depuis cinquante ans, les principaux pays européens se sont réunis sans la France pour évoquer l'avenir de l'Europe.

Pendant ce temps, la France se tait. Après un accès de courroux, ou de mauvaise humeur, elle tente de minimiser la rencontre. De faire comme si l'Europe n'existait plus, comme si, dans un monde de plus en plus incertain et dangereux, le devenir de notre pays pouvait s'imaginer sans une Europe forte.

Cette politique de l'autruche ne peut plus durer.

Je comprends la volonté des pays réunis à Madrid de voir leur propre vote, différent du nôtre, respecté. Pourtant, la réunion de Madrid, sans la France, est un précédent désastreux. Laissera-t-on l'Allemagne penser qu'elle doit se tourner vers d'autres partenaires privilégiés pour avancer ? Laissera-t-on la dynamique Espagne se convaincre que le voisin du nord des Pyrénées est défaillant ? Laissera-t-on l'Italie que nous avons emmenée avec nous dans l'euro croire que décidément rien ne viendra plus de Paris ?

Il est plus que temps que la France parle. Il s'agit de rétablir la confiance des Français dans la marche de l'Union tout autant que de faire savoir à nos partenaires que la France a un projet d'avenir pour l'Europe qu'elle entend discuter, négocier, partager, dans la confiance due à ses partenaires européens, mais aussi dans l'exigence qu'imposent les attentes du peuple français.

La négociation sera rude, âpre, comme toujours. Ce sera du donnant-donnant. Mais rien n'est pire que l'absence et le silence, qui laissent s'installer le doute sur la volonté de vivre et de construire ensemble. Il ne s'agit pas de consentir à je ne sais quel reniement devant les dix-huit pays qui ont ratifié le projet de traité constitutionnel et qui se sont réunis le 26 janvier à Madrid, d'exprimer une nostalgie ou une volonté de revanche sur le vote du 29 mai 2005. La décision du peuple français rejetant ce projet de traité doit évidemment être pleinement assumée.

Elle comportait certes une forte composante nationale de rejet du président de la République, de son gouvernement et de sa majorité. Mais le vote des Français, de ceux qui ont voté non, portait aussi, fondamentalement, une profonde insatisfaction à l'égard de l'Europe telle qu'elle se construit aujourd'hui. Une Europe insuffisamment démocratique ; une Europe aux frontières trop floues ; une Europe trop molle face aux dérives de la mondialisation ; une Europe trop chiche face aux inégalités de développement économique et social ; une Europe trop silencieuse face aux désordres du monde. Une bonne partie de ceux qui ont voté oui, comme moi, n'ignoraient pas ces insuffisances.

Les partenaires européens qui ont ratifié le projet de traité constitutionnel doivent et devront entendre cela : le peuple français a rejeté ce projet. Rien ne pourra être fait comme si cette décision n'avait pas été prise. Nous ne pourrons pas accepter un nouveau vote de ce projet. Nous ne pourrons pas nous contenter de quelques habillages de circonstance. Cette aspiration à un autre cours européen doit être portée avec fierté, enthousiasme et rigueur, dans une négociation sérieuse et fondatrice avec nos partenaires. Mais pour que la négociation se noue, encore faudrait-il que nos partenaires sachent ce que nous voulons. C'est ce qu'attendent tout particulièrement nos amis allemands, qui tenteront dans les prochaines semaines, présidant l'Union européenne, de relancer le projet commun. Celles et ceux qui croient que le silence peut être fait sur le débat européen se trompent. Ni les Français, ni les autres Européens, ni même les peuples du Sud qui attendent de l'Europe qu'elle assume ses responsabilités, ne le pardonneraient.

Il nous faudra entendre, comprendre ce qui, dans le projet initial de traité, est le plus indispensable à nos partenaires et pourra être acceptable par le peuple français. Chacun sait bien par exemple qu'une clarification des compétences entre l'Union et les Etats membres est indispensable pour un Etat fédéral comme l'Allemagne ou fortement décentralisé comme l'Espagne. Cette démarche permettrait dans le même temps de répondre au souci des Français de voir respecter l'identité nationale.

Chacun sait aussi que nombreux sont nos partenaires qui souhaitent disposer d'une véritable diplomatie européenne, avec un ministre européen des affaires étrangères doté de services propres. Cela correspond au souhait des Français de voir l'Europe porter, pacifiquement, les valeurs de paix, de développement et de démocratie, et contribuer à un monde plus équilibré, alors que menace le choc des civilisations, nourri à la fois par la montée du terrorisme et par l'unilatéralisme de l'administration Bush.

Il nous faudra surtout savoir, et faire savoir à nos partenaires, ce que le peuple français attend pour adhérer à nouveau au projet européen et, à terme rapproché, à un traité. J'ai la conviction, comme la chancelière Angela Merkel, que la réforme institutionnelle est indispensable, que le processus doit être achevé avant les élections européennes de 2009, et qu'un nouveau revers serait pour l'Europe un échec historique.

La France aurait dû être présente à Madrid le 26 janvier. Elle aurait pu y faire valoir cinq ambitions pour retrouver le chemin de la construction de l'Europe :

- plus de démocratie pour l'Europe, car la contradiction entre l'extension des compétences de l'Union, d'une part, et son fonctionnement largement encore technocratique, d'autre part, est devenue intenable. Le Parlement européen doit, avec des pouvoirs accrus, être au coeur d'une nouvelle démocratie européenne. En défaisant la directive Bolkestein sur les services, il a fait la démonstration de sa capacité à entendre les aspirations des Européens ;

- des moyens budgétaires sérieux pour réduire les inégalités de développement dans l'Europe élargie, lutter contre le dumping social, fiscal et environnemental, soutenir les politiques d'avenir pour la connaissance, l'énergie, le développement durable et le développement au sud de la Méditerranée, notamment pour maîtriser les flux migratoires ;

- un gouvernement économique de l'Europe permettant de remettre la croissance et l'emploi au coeur de la politique économique en accompagnement de la monnaie commune ;

- de nouveaux droits sociaux pour les Européens, à travers l'intégration de la Charte des droits fondamentaux, mais aussi la reconnaissance des services publics ou la création d'un salaire minimum dans chaque pays de l'Union. Le prochain traité devra être un traité social ;

- une clarification des frontières de l'Europe, les prochains élargissements devant être précédés par un approfondissement et une plus grande efficacité du projet européen. Avant de continuer à élargir - ce qui m'apparaît toujours souhaitable à terme pour les Balkans et la Turquie -, il faudra avoir retrouvé l'adhésion des Français et de tous les Européens au projet commun.

Tous ces éléments doivent être discutés, négociés avec nos partenaires, très rapidement. La France ne peut continuer à être silencieuse. Elle ne peut laisser faire sans elle. Ce n'est pas ce que les Français ont voulu. Pour la France, pour l'Europe, il est temps de parler et de se remettre au travail. Le temps des propositions précises pour la relance de l'Europe politique viendra, aujourd'hui j'en appelle au réveil des voix européennes en France.

 

Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : Au gré des courants
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Samedi 3 février 2007
 
Jeudi dernier s'est tenu un débat participatif fort riche sur les jeunes , l'éducation, l'autonomie, à Grenoble. Le MJS s'était mobilisé pour cet évènemet de campagne essentiel. Les propositions sont quelques premières réponses aux conditions de vie, d'avenir et d'émancipation, de chacun d'entre nous. Nous sommes à l'aube d'un tournant de la campagne. Ségolène a monté la barre d'un cran en parlant d'égalité réelle, de lutte contre ce que je considère comme des inégalités de départ, afin que chacun puisse aller jusqu'au bout d'un projet. Nous avions proposé lors du week end interrégional du projet MJS en Mars dernier à Brest le service civil obligatoire, le volontariat en France ou à l'étranger. Je suis tout à fait satisfaite de voir que notre travail paye et que la force de nos propositions est jugée crédible par notre candidate. Qui peut mieux savoir que nous mêmes quels sont nos véritables besoins. Notre envie d'agir, d'engagement, de changement de société fonde ce qe nous avions défini en aoùt à la Rochelle notre devoir de victoire !
 
 
 
 

 

 

GRENOBLE (AP) - Si elle ne dévoilera les grandes lignes de son programme présidentiel que le 11 février, la candidate socialiste Ségolène Royal a fait plusieurs promesses aux jeunes jeudi soir à Grenoble pour mettre en oeuvre avec eux une "nouvelle donne". Des pistes qui viennent compléter ses précédentes propositions pour la jeunesse:

EMPLOI:

- "Pas un jeune ne restera au chômage pendant plus de six mois". Il bénéficiera soit d'un emploi-tremplin (dispositif créé par les régions socialistes depuis 2004 pour remplacer les emplois-jeunes), soit d'un "stage rémunéré", soit d'une formation professionnelle "rémunérée".

Elle a annoncé jeudi que les 20 régions présidées par le PS lanceront dès samedi des "ateliers de la création" pour épauler les jeunes créateurs d'entreprises. A cette occasion seront mises en oeuvre des "bourses tremplins qui pourront aller jusqu'à 10.000 euros" pour les aider à "créer leur première activité, leur premier projet de vie".

- Ségolène Royal s'est engagée à créer "500.000 emplois-tremplins pour les jeunes" dans les régions sur la durée du quinquennat.

- Elle dénonce "l'exploitation des jeunes en stage" et promet que "la loi mettra de l'ordre juste dans ce domaine".

POUVOIR D'ACHAT:

- La candidate du PS s'engage à créer une "allocation d'autonomie et d'entrée dans la vie active" avec un "vrai suivi". Le projet adopté par le PS le 1er juillet propose que les étudiants ou demandeurs d'emploi de 18 à 25 ans bénéficient d'une allocation dans le cadre d'un "programme d'entrée dans la vie active" (EVA).

- Elle veut que chaque jeune bénéficie à 18 ans d'un "crédit gratuit" ou "prêt à taux zéro" de 10.000 euros "garanti par l'Etat" pour "réaliser son premier projet de vie".

- "La République paiera le permis de conduire" des jeunes en apprentissage dans les métiers manuels, a promis Ségolène Royal. Il s'agit d'une généralisation au niveau national de ce qu'elle déjà mis en oeuvre dans la région Poitou-Charentes qu'elle préside.

LOGEMENT:

- Les régions auront la responsabilité de lancer des programmes de logement pour les jeunes travailleurs et jeunes étudiants, dans le cadre d'une "nouvelle étape de la régionalisation".

- Elle préconise la création d'"un service public de la caution en contrepartie de loyers encadrés".

SANTE:

- Ségolène Royal promet la création d'une "carte santé jeune" pour qu'ils puissent bénéficier de "consultations médicales gratuites".

- La contraception serait "gratuite" pour "toutes les jeunes filles jusqu'à l'âge de 25 ans".

EDUCATION NATIONALE:

- L'ancienne ministre de l'Enseignement scolaire propose "un soutien scolaire individuel et gratuit", une "augmentation de la présence adulte dans les établissements" ou la scolarisation obligatoire dès trois ans.

- Elle veut que des classes préparatoires aux grandes écoles soient implantées "dans les quartiers d'où elles ont toujours été absentes". Elle souhaite que chaque lycée ouvre "à au moins 5% de ses élèves" la possibilité d'entrer dans les classes préparatoires ou en IUT.

Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : Marée rose
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Vendredi 26 janvier 2007
 
Bonne initiative des camarades d'île de France, on peut militer avec amusement sur le terrain et sur le fond continuer à combattre le gouvernement et surtout Sarkozy !
 
Mes chers camarades, n'oublions pas tout de même que cette campagne se gagnera au premier tour et que tomber de suite dans le clivage Sarko/Ségo serait faire le jeu d'un certain Jean Marie ou d'Olivier ou encore François...Rien n'est gagné !
 
Paul (celui qui intervient) à la fin du film dénonce la Sarkotitude qui consiste selon moi à utiliser les moyens de l'Etat pour diffamer Ségolène en demandant au RG des infos mais surtout à se pense incontournable, à croire que seul lui est dans le Vrai (pas le parlé d'ailleurs) et à ne jamais se remettre en question !
 
Une fois encore la malhonneté de certains me débectent surtout quand ils se permettent d'usurper les propos de Jaurès ou Blum à St Quentin en Picardie ce soir !
 
Bref M. le ministre ne serait il pas grand temps de faire des choix ! A bonne entendeur !
 
 
 
Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : Au gré du vent
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Jeudi 25 janvier 2007

Lors de ses vœux aux Français, le Président de la République a exprimé le souhait que le droit au logement devienne opposable. Consacré par la loi depuis 1990, reconnu par le Conseil constitutionnel comme un « objectif à valeur constitutionnelle » depuis 1994, ce droit reste inefficient dans la réalité pour les millions de nos concitoyens sans-abri ou mal logés. Le rendre opposable permettrait à chacun d’eux d’obtenir un toit par la voie d’un recours juridictionnel.

Portée à l’origine par le mouvement associatif, la revendication d’un droit au logement opposable a été relayée par le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées en 2002 et par le Conseil économique et social en 2004. Cette même année, le groupe socialiste a défendu ses premiers amendements en sa faveur lors de la discussion du projet de loi Cohésion sociale.

Depuis cette date, j’ai défendu dans notre hémicycle le principe de l’opposabilité dans chacune de mes interventions relatives au logement. Avec d’autres députés et sénateurs de gauche, je suis en effet convaincu que la mise en œuvre de ce principe contribuerait très efficacement à réduire le déficit de logement dont souffre notre pays.

L’opposabilité du droit au logement ne doit pas, en effet, être conçue comme la conséquence heureuse et lointaine d’une augmentation du nombre des constructions ; elle doit au contraire être envisagée comme la cause même de cette augmentation.

En fixant par la loi, à l’horizon des 5 prochaines années, le principe de l’opposabilité du droit au logement, le législateur contraindrait tous les acteurs à se mobiliser pour atteindre cet objectif. Afin d’éviter les recours judiciaires, la collectivité publique serait conduite à rassembler ses moyens pour satisfaire les besoins en logement.

La même logique est déjà à l’œuvre avec l’obligation posée par l’article 55 de la loi SRU. En imposant un quota de 20% de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants, elle aboutit, chaque année, à la réalisation de près de 20 000 HLM. La mise en place d’un droit au logement opposable permettrait de porter cette logique à une plus grande échelle.

La droite a pourtant rejeté avec dédain ces arguments jusqu’au revirement spectaculaire du Président de la République le 31 décembre 2006. L’épée de Don Quichotte dans les reins, Jacques Chirac a contraint son gouvernement et sa majorité à un changement radical de position. Nous pourrions nous réjouir de ce progrès si la politique conduite depuis 5 ans n’entrait pas en totale contradiction avec certains principes fondamentaux de l’opposabilité du droit au logement.
En premier lieu, l’opposabilité du droit au logement suppose de mobiliser les communes sur tout le territoire national. Or les dispositions de l’article 55 de la loi SRU, menacées à plusieurs reprises depuis 2002, n’ont pas été renforcées. Avant de se poser en défenseur du droit au logement opposable, l’UMP devrait d’abord exiger de son candidat à l’élection présidentiel qu’il n’ait pas seulement 2,6% de logements sociaux dans sa commune de Neuilly !

En deuxième lieu, l’opposabilité du droit au logement suppose de désigner une autorité responsable de sa mise en œuvre. Or les dispositions de la loi « Responsabilités locales » ont dangereusement dilué les compétences entre les différentes collectivités locales. Désormais, si les aides versées pour loger les personnes défavorisées sont prises en charge par les départements, celles versées pour la construction sont gérées par les communautés d’agglomération qui le souhaitent. Quant aux maires, ils restent les principaux décideurs en matière d’attribution de logements sociaux.

En troisième et dernier lieu, l’opposabilité du droit au logement suppose de construire des logements adaptés aux besoins de la population. Or la relance actuelle de la construction ne répond pas à cette exigence. Si l’offre de logements est bien repartie à la hausse, elle ne répond pas aux besoins de nos concitoyens. Sur les 430 000 mises en chantier lancées en 2006, seuls 25% d’entre elles produiront des logements accessibles aux deux tiers des français.
Le même décalage entre l’offre et la demande est d’ailleurs sensible au sein du parc social. La relance de la construction sociale est en effet essentiellement portée par celle des logements intermédiaires de type PLS. Alors que la part des PLS dans les HLM financés en 2000 n’était que de 9,6%, elle s’établit en 2006 à 38,8% ! Or, si le coût du PLS est modique pour les finances de l’Etat, il ne l’est pas pour les demandeurs de logements sociaux : 70% d’entre eux n’ont pas les ressources nécessaires pour y accéder.
Dans ces conditions, le projet de loi présenté par le gouvernement est donc condamné à rester sans effet. Pire, il risque de discréditer l’idée même d’un droit au logement opposable. En rabaissant cette belle ambition au rang des manœuvres électorales, la droite pourrait porter un coup fatal à tous ceux qui s’efforcent, depuis des années, de convaincre qu’il n’est pas fantaisiste d’offrir à chacun l’accès à un toit dans la France du 21ème siècle.


Par Annaïg-Sklaërenn - Publié dans : Si Socialisme rimait avec Réformisme...
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