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Si Féminisme rimait avec Universalisme...

Vendredi 15 décembre 2006

J'ai animé lors de l'université du mouvement Ni Putes Ni Soumises, les 1,2 et 3 Décembre dernier, avec Amandine, ma collègue présidente du comité de Lille, et Nicolas, membre du BN de l'UNEF, un atelier de formation sur la thématique de l'éducation et de la laïcité. Voici le compte rendu de nos interventions réciproques. De nombreuses propositions ont émergé du débat, elles ont été transmises à Fadéla Amara qui les soumettra aux candidats aux élections présidentielles.

Si j'étais présidente, comment assurais-je une éducation émancipatrice, laïque et égalitaire?

Définitions des termes : éducation, émancipation, laïcité et égalité. Notions et concepts clés pour étudier cette thématique. Conférer le CR détaillé pour le contenu des interventions.


Il a été proposé aux participants une méthode de travail. Les 60 personnes présentes dès le démarrage de l'atelier et du brainstorming ont participé activement aux échanges

Interventions des 3 intervenants :

  • L'évolution de la place des filles a l'école : Aujourd'hui les filles sont plus performantes que garçons et c'est plutôt uun bon indicateur pour notre pays. Il y a plus de bachelieres que de bacheliers. On note une évolution considérable et rapide dans le temps, notamment grace à l'ouverture des écoles pour les filles à la fin du 19eme, puis l'adoption du principe de mixité. Celle-ci fut établi pour des raisons plus techniques qu'idéologiques (manque de locaux, période reconstruction, manque d'enseignants...). Le nombre d'élèves ne cessaient d'augmenter, effet de la scolarisation de la génération baby boum.

Puis Mai 68 amorce un débat publique sur la question des droits des femmes, de l'avortement, nous pouvons remercier ces femmes courageuses qui ont porté les couleurs de l'émergence du féminisme.


Attention il ne faut pas s'en tenir qu'à ces constats positifs. Il existe aujourd'hui une forte segregation selon les filieres (rappel des orientations sociologiques de fiches). De plus l' école continue à favoriser, s'en même en prendre conscience et diffuser des représentations sociales erronées engendrant à terme des segregations. Nous ne devons de casser ces préjugés et faire bouger ces stéréotypes.


Autre prejugé les filles n'aimeraint pas les maths et la compétition scolaire. Au contraire selon Marie Durut-Bella elles anticiperaient davantage leurs futurs roles sociaux et notament celui de mere, d'ou une orientation vers les filières dites feminines telles que l'enseignement, le tertiare, le secteur médico-social etc...De plus elles sont victimes du processus de déqualification engendré par le prétexte du manque d'expérience. Ce qui traduit un faible nombre d'employeur qui donne leur chance aux jeunes. On peut également dire que le taux de chômage est élevé et qu'il ne facilite le choix d'un emploi qui correspond aux qualifications, notamment dans des secteurs économiques sinistrés.


Les années 70 marquent l'entree massive des femmes dans le monde du travail et on peut faire un lien direct avec leur meilleure reussite scolaire. Aujourd'hui encore dans certaines familles, on va plus investir sur les garcons que sur les filles.


Aujourd'hui selon lequel un bon diplôme = un emploi n'est plus d'actualité alors que le niveau de qualification des jeunes augmentent, les débats qui suivront doivent nous permettre de trouver des solutions et propositions concrètent pour rendre l'éducation égalitaire et émancipatrice. Celle- ci ne peut se faire sans l'application du principe de Laïcité.


  • La laïcité, un cadre indispensable à l'émancipation. Amandine

Amandine présente une synthese du comité de lille : prejugés, discriminations, violences verbales et morales rôle attendu des filles et garcons qui divergent, manque d'éducation sexuelle, frustration, port du voile, laicité, l' image qui est renvoyé par sa propre personne est source d'inquietude pour les jeunes d'où une forme de repli identitaire ou communautariste pour certains.


Cette volonté emancipatrice n'est pas portée par toutes et tous. Nous le déplorons.

Remise en question par certains politiques, dont M. Sakorzy, de la loi 1905 sur le principe de laicité, menace de la remanier. Statut des mosquées et formation des immams ?


Or ce terme de laïcité remonte a bien plus loin que la revolution française notamment lorsque les philosophes et penseurs des « lumieres » luttèrent contre le pape.

Puis la 3eme republique rappella ce principe avec Jules Ferry qui done la compétence d'éducation à l'Etat, remettant en cause l'hégémonie des religieux. Il rend l'ecole gratuite laique et obligatoire entre 1881 et 1882. Compte tenu des réactions dans le débat publique, un véritable combat anticlerical, radicalisant les églises se développe.

Loi 1905 considère la nécessité de la separation entre lEglise et l'Etat. La Republique ne subventionnera plus aucun culte.


Puis la laicité devient constituionnelle en 46 et est appuyée par constitution de 58.


Ce qui pose la question du statut de l'enseignement privé.

Voile et les premières interdictions débutent dès 1989 mais afin de faire appliquer ce pincipe l'interdiction relative au port des signes religieux à l'école, le 15 mars 2004 est voté par l'Assemblée Nationale.


-> L'émancipation permet de s'affranchir des carcans religieux.


L'enseignant perçoit dabord l'unité classe et ne doit pas faire de différence d'ou l'importance mixité et laicité.


Neutralité ecole vis a vis de chacun mais comme toute micro société elle conçoit les diversités mais aussi les inégalités.

Notion egalité des chances a la mode comment on peut parler degalité des chances alors que nous n'avons pas tous les mêmes conditions de travail pour tous enfants ( salle à part non bruyante ou non)

Besoin de lutte pour une egalité sociale et justice sociale pour promouvoir l'ecole laique et plus egalitaire justement par définition. Parce que « l'égalité des chances » ne veut rien dire et qu'il ne faut surtout pas oublier « l'égalité de la malchance ».

Aborder dans le cadre de la formation des enseignants. Etre vigileants lorsque certains profs font des differences culturelles ou refusent d'enseigner dans certains quartiers populaires, problème de la carte scolaire découle également, l'entrée des parents dans l'ecole n'est pas évidente. L'enseignement des histoires religieuses est fait par qui actuellement? Il faut poser les termes de ces débats transversaux et définir nos priorités.

  • Intervention Unef sur l'enseignement superieur. Nicolas Gougain, membre du BN de l'UNEF.


Tendances: rapports fin années 90 Majo femmes dans les matières littéraires plutot que dans les sciences dures or meilleurs taux de reusssite dans ces filieres. Les femmes auraient tendance à privilégier encore leur vie personnel par rapport aux etudes. C'est le contraire pour les jeunes hommes. Les jeunes femmes éprouvent davantage de difficulté que les hommes, pour s'insérer par le travail qui correspond à leur niveau de qualification.


Lien avec l'autonomie des femmmes notamment par rapport au logement et au travail.

Aides sociales pour les jeunes sont à clarifier. Le système actuel est illisible et génère des inégalités. L'UNEF se positionne pour l'autonomie des jeunes et une allocation autonomie universelle pour tous, quelque soit son choix d'orientation, son sexe.

Aujourd'hui les allocations d'étude sont contingentées par l'état = bourse dérogatoire pouvant etre donné sans tenir compte seulement du revenu des parents notamment quand rupture familiale.


Problème d' acces aux diplomes « élevés » pour les enfants de foyers précaires , forme de « déterminisme social » qu'il faut combattre et dénoncer.


Allocation autonomie jeunes serait une nouvelle aide prenant en compte les ressources propres de tous les etudiants mais de manière individualisée suivant leur situation personnel et leurs besoins selon qu'ils vivent ou non chez les parents. Elle permettrait à chaque étudiant de faire son choix d'etudes sans pression familiale, ni influence.


L'éducation ! On ne fait jamais trop bouger les choses ! La marge de progression est importante dans notre pays. Contre les formes de pressions sociales il faut tenir compte de l'éducation civique qui pas assez développée à tous les niveaux de l'enseignement qu'il soit général, technologique ou professionnel.


Il n'y a pas assez d'assistants sociaux et on constate que les medecines preventives universitaires, si elles en avaient les moyens feraient mieux. Les mouvements d'education populaire et associations feministes comme NPNS devraient avoir plus de moyens pour leurs actions de prévention et notamment l'acces à une contraception gratuite et anonyme pour toutes et tous.


Creation d'un statut étudiant ! Pourquoi y aurait-il un statut retraité et pas étudiant. L'égalité c'est ça aussi entre les générations.


Débat ouvert par Annaïg :


Aujourd'hui c'est dans les quartiers que se concentrent les inégalités et les discrimanations les plus fortes et c'est la que c'est le plus dur à les combattre. Faire mieux et plus pour ceux qui ont le moins.


Faire de l'éducation la priorité nationale :


  • Augmentation du pourcentage de la part du PIB consacrée à l'éducation car c'est en combattant les inégalités dès le plus jeune âge que nous ferons évoluer les mentalités.

  • Donner plus et mieux à ceux qui ont le moins.

  • Continuer et investir davantage sur les ZEP car ça commence à payer même si les efforts sont insuffisants.


Passer de la massification à la démocratisation de l'enseignement supérieur :


  • Permettre à chacun quelque soit son origine, son sexe, son milieu, d'avoir accès aux études et à un diplôme qui lui permettre de s'insérer dans la société.

  • Le concept d'égalité des chances ou de la mal chance fait débat. Nous pensons qu'il est préférable de se baser sur le principe d'égalité et de justice sociale.

  • Création de meilleures conditions d'étude en développant l'autonomie des des étudiants et plus largement des jeunes. 6 ème et 7 ème échelon de bourse ? Allocations d'autonomie.


Etendre par décret la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux à l'école aux universités :


  • L'initiative de l'IUT de Tourcoing est encourager. Ils ont fait voté en CA d'université l'application et l'ont inscrite dans le règlement intérieur.


Réformer urgemment le système d'orientation et d'information bers les métiers et les débouchés :


  • Afin de permettre à chacun de s'émanciper des stéréotypes, il faut dès le plus jeune âge cultiver l'esprit critique.

  • Création de passerelles entre le milieu éducatif et la sphère professionnelle. Une jeune titulaire d'un BEP doit pouvoir reprendre ses études et être soutenu dans son projet.

  • Lutter contre les voies de garage, le discours de l'excellence et de la méritocratie. Stigmatisation de certains.

  • Permettre à chacun d'avoir le choix de son orientation.

  •  

Intégrer des nouveaux enseignements éducatifs :


  • Redonner du sens au cours d'éducation civique et encourager la participation citoyenne dans les projets lycéens. (CVL)

  • Intégrer l'interculturalité dans la formation des jeunes enseignants.

  • Prendre en compte la vraie histoire de notre pays, le devoir de mémoire, l'évolution de l'immigration afin de susciter un meilleur apprentissage du vivre ensemble.

  • Revaloriser la place de l'éducation sexuelle, les rapports sociaux filles/ garçons, l'approche du respect dans chaque classe.

  • Garantir la mixité, aucune remise en question est envisageable.

  • Partager des temps éducatifs entre associations, lycéens, corps enseignant.

Accompagner les parents :


  • Les aider à faire face aux situations difficiles. Les conforter et les soutenir dans leur rôle d'autorité parentale. “école des parents”

  • Ne pas les culpabiliser dans l'opinion car derrière les défaillances se cachent de la misère sociale.

  • Création rapide d'un service public d'accompagnement et de remise à niveau. Instauration d'aide aux devoirs gratuites et de temps d'accueil périscolaire en lien avec les associations de quartier et les mouvements d'éducation populaire.


Accès à la pratique culturelle, artistique ou sportive pour tous :


  • La barrière financière ne doit pas constituer un frein à l'ouverture d'esprit.

  • Aide à la construction identitaire et à l'apprentissage de la vie en société.

  • Permettre la socialisation à chacun.


Favoriser le lien social (c'est pas nouveau) :


  • Les équipes éducatives sont carencées, il est urgent de remettre plus de moyens humains formés : profs, personnels éducatifs, infirmières, assistantes sociales, assistants d'éducation.

  • Le lien social est le meilleur rempart à la violence. Des expériences le prouvent.


Réaménager la carte scolaire :


  • Face à l'hypocrisie ambiante et aux contournements des classes favorisées, via le jeu des options, il est nécessaire de repenser la carte scolaire

  • Redécoupage en étoile ou camembert incluant une partie du centre et du péri urbain.

  • Garantir la vraie mixité sociale et culturelle.

Dénoncer et se mobiliser :


  • Se battre dans les régions du monde où les filles n'ont toujours pas accès à l'éducation.

  • Sans éducation et édu-action, il ne peut y avoir d'émancipation des peuples par la voie démocratique.

  • Culitiver le féminisme international, les espaces citoyens mondiaux.

Par Annaïg-Sklaërenn
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Vendredi 12 janvier 2007
Par Annaïg-Sklaërenn
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Samedi 20 janvier 2007
Cette vidéo fait l'auto promo des communistes à la fin mais les images sont fortes et au delà de mes opinions divergentes car je suis socialiste, je trouve fort ces symboles de révolte que nous avons également connu dans les années 68 par exemple. Mon message est clair l : le féminisme n'a pas  de couleur politique ! Il se veut proche des valeurs suivantes : la démocratie, l'égalité, la laïcité, la mixité, la parité, la justice et la liberté ! Et juste pour faire remarquer que les partis de gauche ont de tout temps été plus proches d'elles que les partis de droite qui s'enferme toujours dans une société archïaque et judéo-chrétienne !
Par Annaïg-Sklaërenn
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Mercredi 7 février 2007
Par Annaïg-Sklaërenn
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Lundi 12 février 2007

Hier au Portugal se tenait un référendum on ne peut plus important pour nos collègues et camarades féministes de ce pays. Les électeurs devaient se prononcer sur la dépénalisation nécessaire et juste de l'avortement. Le Portugal est un des derniers pays de l'Europe à ne pas l'autoriser du fait d'une forte tradition catholique (90% de la population se dit catholique) mais également d'un certain machisme de la société.

Avec une majorité légèrement inférieur à 60%, les portugais, sous l'impulsion du gouvernement socialiste dirigé par Juan Socrates, adoptent enfin la dépénalisation de l'avortement. La loi portugaise prévoyait auparavant, des peines pouvant aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement pour les femmes ayant recours à l'IVG illégal, sauf si elles étaient victimes de viol, d'inceste ou qu'elles étaient elles mêmes en danger !

Je regrette en revanche le faible taux de participation  : 40-50% mais on peut émettre une supposition à celà...Et si ce n'était que les femmes qui se seraient senties concernées ?!!!

Une belle victoire tout de même pour les féministes universalistes que nous sommes !

J'espère que l'Irlande, la Pologne puis Malte suivront cette voie afin que toutes les femmes européennes conquièrent ce droit !

 

 

 

 

Par Annaïg-Sklaërenn
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Jeudi 8 mars 2007

Ciné Débat au Cinéville de Lorient le 8 mars

-Sisters in Law-

Mon intervention :

Bonsoir à toutes et tous et Merci d'avoir répondu présents pour l'action de Ni Putes Ni Soumises en cette journée internationale des droits des femmes.

Je tiens à excuser Fadéla Amara, la présidente du mouvement national retenue sur d'autres fronts en cejour si symbolique pour celles dont les droits fondamentaux sont bafoués. Je pense particulièrement à Ingrid Bétoncourt en Colombie et à celles qui comme elle ne connaissent aucune forme de liberté; aux femmes du Darfour qui luttent contre la famineet les guerres civiles, aux femmes d'Afghanistan.

Je tiens à remercier pour leur implication et leur soutien les bénévoles de l'association.

SANS EUX RIEN N'AURAIT ETE ET NE SERAIT POSSIBLE ! Nous avons franchi des montagnes ensemble et j'espère que c'est toujours plus nombreux que nous assumerons nos missions et mèneront les combats. Car chaque bataille militante peut faire progresser l'égalité réelle des droits entre les hommes et femmes.

Merci chaleureusement à Mme Bossard et son équipe du Cinéville et à la mairie de Lorient qui ont bien voulu croire en notre projet et nous donner les moyens de le concrétiser.

D'ailleurs comme le soutien de la mairiene s'arrête pas à l'action, nous assurerons à compter du 14 mars, 2 permanences par semaine les mercredis et lundis de 14h à 17h à la cité Allende.

Je voudrais avec une certaie émotion, dire MERCI aux 343 salopes et la génération qu'elles incarnent, pour avoir la porte du féminisme en force. Il est nécessaire de ne pas nous reposer sur ces acquis et continuer  à défendre nos droits fondamentaux comme l'IVG remis en question.

Merci tout naturellement aux 343 mamans des cités issues des quartiers populaires qui sont venus hier à la maison de la Mixité répondre et soutenir à l'appel du mouvement national. Durant la crise des banlieux, elles sont descendues des immeubles et avec les assos' elles ont souvent été les garantes du peu de cohésion sociale qui reste dans les quartiers depuis la suppression de la police de proximité, la réduction des services publics et des financements contrat ville...

Suite au travail de terrain mené par les comités, nous soumettons aux candidats et aux acteurs politiques locaux 4 propositions pour leur garantir des outils d'émancipation.

  1. Fin des conventions bilatérales qui préservent les lois d'origine et qui les exposent à la loygamie, au mariage forcé ou à la répudiation.
  2. Répondre rapidement au manque crucial de paces en crèche et halte garderie et surtout donner les moyens aux femmes sans emploi d'y accéder afin qu'elles puissent s'insérer socialement puis professionnellement.
  3. Mieux les accompagner et les soutenir dans les fonctions parentales notamment celles en situation de monoparentalité qui travaillent en horaires atypiques. L'accueil périscolaire et l'aide aux devoirs ler sont indispensables.
  4. Améliorer leur mobilité.

J'en reviens au sujet de la soirée et du film. Avant que nous échangions et partagions vos témoignages , je vais vous exposer notre vision du féminisme internationnal que nous revendiquons avec Taslima Nasreen, Nawal Saadaoui, Virginia Vargas. Ce féminisme internationnal pour l'émancipation de toutes les femmes du monde s'appuie sur 3 pilliers fondamentaux :

  1. La démocratie
  2. La laïcité
  3. L'éducation

Combattre et Dénoncer haut et fort qu'aujourd'hui des femmes ne peuvent pas s'exprimer, voter ou donner leur avis à leur mari. La démocratie doit être partagée par toutes et tous et à tous les niveaux de la société : politiques, intitutions, entreprise et bien entendu la famille, qui est la plus petite démocratie du monde.

L'Europe et les Nations Unies travaillent en ce sens mais sans grand impact. Face à certains régimes totalitaires, il ne faut pas que leurs dirigeants aient peur de la liberté. Améliorer la représentation des femmes devient urgente ! On peut se satisfaire de l'élection en 2006 de plusieurs femmes y compris dans des cultures où les femmes n'ont pas encore les mêmes droits que les hommes, comme au Chili, au Libéria, au Bangladesh, en Corée du Sud ou en Jamaïque.

Deuxièment, notre modèle républicain et laïc fait des envieuses et est souvent cité en exemple au niveau international car fce à la montée des communautarismes et de certains fondamentalismes réligieux, le cadre laïc permet à chacun de s'émanciper des schémas archaïques. Ni Putes Ni Soumises réaffirment que la problème ne vient pas des religions mais bien des dérives et des interpretation des ces dernières.

Enfin, nous l'avons vu dans le film, que l'accès à l'éducation est primordial pour faire avancer la condition des femmes. En effet si les deux héroïnes n'avaient pas pu étudier le droit, elles n'auraient pas pu faire appliqueur la loi et la faire évoluer et le devenir des ces femmes et fillettes aurait été bien différent. Il faut aider par des politiques de codéveloppement les femmes à mener leur projets. Je pense aux expériences de micro crédits au Bangladesh.

Autre action forte de NPNS, l'aide à la scolarisation des jeunes filles, issues de milieux ruraux au Maroc par l'aide au financement d'internat. En effet, pur la majere partie des filles elles sont inscrites mais n'y vont que périodiquement car elle seraient plus utile aux champs ou au foyer !

Pour finir, nous dénonçons les réseaux mafieux de marchandisation du corps des femmes et de prostitution.

Parce qu'être progressiste et universaliste, c'est qu'on soit un homme ou une femme, être féministe !

Par Annaïg-Sklaërenn
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Vendredi 22 juin 2007

« Ni putes ni soumises » continue.

L'entrée de Fadéla Amara, présidente  de l'association « Ni putes ni soumises » (NPNS) dans le 2eme gouvernement Fillon est bien un acte personnel et non un engagement collectif de la part du mouvement. « J'espère que cet épisode ne va pas réduire à néant le travail effectué par les comités locaux » explique Annaïg-Sklaërenn Le Moël, 24 ans, vice présidente nationale, représentante des comités bretons.


Cap Finistère : Après l'entrée de Fadéla Amara au gouvernement, NPNS est-il devenu un mouvement de droite ?


ASLM : Non. C'est une association qui regroupe des militants attachés à la laïcité, à la mixité, à la défense des droits des femmes, et aux valeurs de la République. Beaucoup de clichés circulent à propos de NPNS et je souhaite que cet épisode soit l'occasion de bien clarifier notre ligne idéologique et de renouveller ses dirigeants. J'en profite pour réaffirmer que NPNS n'a jamais été manipulé ni par Julien Dray, ni  quelconque personnalité politique de droite ou de gauche.
Certains peuvent considèrer que le choix de Fadéla Amara serait une trahison. Je crois qu'il s'agit de sa décision et de sa responsabilité. Je ne peux pas la féliciter pour autant j'ose espérer qu'elle fera de son mieux pour limiter « la casse sociale » qu'on nous prépare. J'ai du mal à voir comment elle pourra promouvoir le développement du logement social avec un président, issu d'une banlieue dorée qui n'en compte que 2%. Un autre problème de cohérence politique se pose, malgré les promesses de campagne, au sein de ce gouvernement : la parité, seulement un tiers de femmes... On verra d'ici quelques mois si Fadéla arrivera à se faire entendre sinon elle partira m'a t elle affirmé.

Mais je souhaite par-dessus tout que les comités puissent continuer leur travail de terrain et soient un véritable outil de la transformation sociale à l'échelon local. L'autonomie et l'intégrité de notre organisation seront préservées je n'en doute pas.

Cap Finistère : Justement, que représente NPNS en Bretagne ?


ASLM : Des comités locaux existent dans le Morbihan, en Ille et Vilaine et dans les Côtes d'Armor. Le mouvement en Bretagne compte 257 adhérents. J'en profite pour lancer un appel au Finistère, seul département dépourvu de comité mais où les demandes d'intervention sont en expansion.

Cap Finistère : En quoi consiste l'action de ces comités ?


ASLM : Nous menons des actions de prévention et d'information dans les collèges et lycées, maisons de quartier, sur les notions de mixité, de respect entre les garçons et les filles. Nous étions récemment au collège de Pont Aven . Nos interventions gratuites se font toujours en lien avec les projets pédagogiques des établissements.
Nous accueillons et orientons aussi des femmes victimes de violences et nous interpellons les pouvoirs publics. Lorsqu'une femme porte plainte 18 fois et qu'il ne se passe rien, nous intervenons auprès de la Justice. Nous dénonçons les carences de l'Etat lorsque les principes de la République sont menacés.

Par Annaïg-Sklaërenn
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Lundi 25 juin 2007

Le Conseil National réunit le 23 Juin 2007 à la maison de la mixité a pris acte de la démission de Fadela Amara au poste de la présidence du Mouvement. Certains ont été choqués, d’autres agréablement surpris de cette nomination.


Son départ entraîne des changements d'organisation auxquels nous faisons face ensemble. La présidence par intérim sera assurée par la Vice-présidente Sihem Habchi qui veillera à l’impartialité et l’intégrité du Mouvement. Selon nos souhaits, un congrès en octobre prochain élira les nouvelles instances du Mouvement de manière démocratique.


Notre mouvement est porté par des militantes et militants qui défendent au quotidien la laïcité, la mixité, les droits des femmes, et les valeurs de la République, en toute indépendance politique et partisane.


Nous sommes attachés à cette organisation et continuerons à la faire vivre par les débats et les actions de terrain.


Nous remercions Fadéla de nous avoir ouvert la voix et d'avoir été le fer de lance de notre combat partout où les droits des femmes sont bafoués. Nous saluons le travail qu’elle a accompli à nos cotés au sein du mouvement.


Conscient de l’espoir soulevé en 2003, notre mouvement s’efforcera de faire vivre ce féministe populaire et universaliste face à la montée de l’obscurantisme et du repli identitaire.









Par Annaïg-Sklaërenn
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